☆ 2ème Mini-fic ... Trois chapitres normalement. ☆
I° Partie.
Je venais d'emmenager dans cette maison immense. Je m'appelle Nadine, j'ai 27 ans. Orpheline depuis toujours, célibataire depuis peu, j'ai acheté cette grande maison il y a peu de temps. Et oui, j'ai beaucoup d'argent. En fait, c'est l'héritage de mes parents décédés il y a maintenant 25 ans.
Cette maison était un grand manoir des années 50. Il restait tous les meubles en très bon état malgré leur âge et la poussière qui les envahissaient.
Le lendemain, j'avais tout refait à mon goût : quelques meubles avaient changé de place et un feu crépitait dans la cheminée en ce mois de novembre plutôt glacial. Quand vint l'heure de me coucher, je songeais à moi, à ma vie. Je ne me plaisait pas dans cette maison, je regrettait de l'avoir acheté. Elle était beaucoup trop grande pour moi toute seule, et si je n'avais pas eu mon travail, je me serais ennuyée ... Alors que je pensais à tout cela, un grand bruit vint m'interrompre. Je me fige dans mon grand lit à baldaquins ; j'ai peur. Pendant deux minutes, plus rien. Puis, encore un bruit : on aurait dit des casseroles qui tombaient. Je suis morte de peur ... La porte qui grince, une chouette qui hurle. Je fermait les yeux aussi fort que je pouvais pour oublier tous ces bruits déroutants. Si je m'étais écoutée, j'aurais hurler, mais j'avais trop peur, ma voix restait coincée dans ma gorge ...
Ce que disait l'agent immobilier était donc vrai ... Selon lui, ce manoir serait hanté par un enfant qui s'était fait tuer il y avait alors 120 ans, dans la chambre ou je dormais ... Mais je n'avais prêté aucune attention à ces sornettes. Je ne croyais pas aux fantômes. Ma peur s'accroit, je suis pétrifiée d'horreur, tétanisée. Une ombre passe devant la fenêtre. Je tire sur la couette et me cache totalement dedans. C'est à peine si j'ose respirer. Pendant 10 minutes, je ne bouge pas, la chaleur de mon souffle m'étouffe presque. Quand je décide enfin à sortir ma tête, je retiens un cri d'effroi. Mes yeux veulent sortir de mes orbites et ma bouche est grande ouverte. Une trainée blanche passe dans la chambre et s'arrête en face du lit. Ce truc blanc me tire méchamment la langue. Je crois que ... c'est un fantôme. Mon dieu ! Je deviens folle ! Un petit garçon âgé de 9 ou 10 ans percé d'un trou rouge au niveau du torse me fait une dizaine de grimaces puis il s'en va.
Ensuite ? Le trou noir. J'ai dû m'évanouir. Quand je me reveille, je repense à cette nuit et me mets à rire :
_ Moi et mon imagination ! Mes rêves sont complètement iréels !
Après une dure journée de labeur chargée de rendez-vous barbants et de paperasses, je mange, regarde la télé et m'offre un bon bain. Il doit être 21h20. La vapeur enveloppe la pièce et recouvre les miroirs ... Les lumières tamisées me relaxent comme jamais mais soudain ... Des lettres se forment sur le grand miroir ... L'horreur s'empare à nouveau de mon corps. Je ne vois personne mais ces lettres sont belle et bien la.
<< C'est pour bientôt ... >>
Ces mots me font frisonner Je sors du bain et m'emmitouffle dans mon peignoir. Qu'est ce qui est pour bientôt ? Mon dieu je délire !!! Je referme les yeux, inspire un bon coup, expire soudainement et rouvre les yeux. Le mirroir est toujours plein de buée. Plus aucune lettre. Ce qui s'est passé hier soir n'était pas un rêve ... Au contraire, le cauchemard commence.
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II° Partie. (juste pour elle ^^) Cette nuit, dans mon lit, je ne parviens pas à dormir. Lorsque je regarde mon reveil, il est 1h20 exactement. Je regarde le plafond sans trouver le sommeil ... A ce moment la, je vois le confrère de Casper ... Le fantome. C'est la troisième fois que je le rencontre mais mon esprit n'en reste pas moins troublé. Courage ... Reprends ton calme Nadine ! S'il t'avais voulu du mal, il l'aurait fait depuis longtemps ...
_ Qu ... Qui es-tu ??
Il part d'un éclat de rire en me montrant du doigt. Je crois qu'il se moque de moi la ( -__-' xD !) Il fait d'autant plus peur que ce rire résonne, il est glacial. Et puis ... un rire si cruel de la part d'un enfant fait encore plus peur, c'est encore plus effrayant ...
Le lendemain matin, lorque je me lève, il est 6h. Je n'ai pas dormi de la nuit. Et puis cette maison me semble terriblement vide ... Aujourd'hui, je demande à mon patron un jour de congé : je suis tellement fatigué que je ne supporterais pas une autre journée de travail.
Quelques jours plus tard, après une nouvelle nuit d'insomnies, je décide de me lever et de prendre mon petit déjeuner. Mais dans la cuisine, une surprise m'attends ... De la confiture de grenadine couleur rouge sang, étalée sur la table ...
<< 120 ANS POUR MOI = 120 HEURES POUR TOI >>
Ce message me laissa beaucoup de frissons dans le dos ...
J'occupais ma matinée comme je pus et vers 11 heures, je sortis en ville. En passant devant la SPA, l'envie me pris de jeter un coup d'oeil a l'interieur ... J'eu le coup de foudre pour Sparky, un labrador noir d'environ 6 ans. Il était très doux et avait l'air malheureux. Je repartis avec.
De retour chez moi, je trouvais toutes les pendules sur 1heure20 ... Je frissonnais à nouveau.
Le soir arriva trop vite. Je tremblais déja à l'idée de revoir ce petit garçon si effrayant ... Sparky est au bout du lit, sa présence me rassurait un peu. Jusqu'au milieu de la nuit, il ne se passa rien. Jusqu'au alentours d'une heure et demi ... Il réapparût en face de moi. L'oxygène me manquait, cela le faisait rire. J'ai le souffle coupé. Il aperçoit le chien et rit de plus belle.
_ Pourquoi un chien ? Ca ne va pas te sauver ...
_ Me... sauver ? Mais de quoi ??
_ De ça !
Il tendit le reveil qui indiquait clairement 1h20.
_ Il ne te reste plus beaucoup de temps ...
Quelque chose me troublait. ce chiffre 120 ... Celui qui correspondait aux heures d'apparition du petit et au nombre d'années depuis son meurtre. Je commençais vraiment à m'inquiéter de mon état ... Je ne dormais plus, j'étais blême. L'appetit me manquait également et je n'allait plus travailler. Ce petit fantôme accaparait mes journées, mes nuit, ma vie ... Le moment d'aller se coucher se faisait tant redouter ! Tous les soirs, ce garçon apparaissait et me menaçait ... Il disait toujours qu'il ne restait plus beaucoup de temps.
En allant mettre le couvert ce soir la, je trouvais les couteaux par terre, alignés en << CE SOIR >> ... En rangeant les couteaux, je vis qu'il en manquait un. Je crus que j'allais m'évanouir. Ma vie ne pouvait plus continuer ainsi ! C'était un vrai calvère, un cauchemard ... J'aurais aimé que ce soit un cauchemard. C'était pire : c'était la réalité ... Un courant d'air passa dans mon dos. Je frissonnai. Je savais que c'était " lui ".
A 1h20 du matin, il revint. Il souriait de toutes ses dents, très méchamment. Je vis briller la lame du couteau, celui qui manquait dans la cuisine. Il s'approcha très vite. Je sortis du lit en hurlant. Le chien me suivait.
Je n'eus pas le temps d'atteindre la porte. La lame m'avait transpercée le dos.
J'étais morte.
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III° Partie.
Lorsque j'ouvris les yeux, je me vis inconsciente, étalée au sol. Je flottais dans les airs en ce moment-même. En face de moi, le lit à baldaquins. Je ne comprends plus rien : une "moi" est étalée au sol, morte apparemment avec un couteau dans le dos, et une autre "moi" flotte dans les airs en regardant mon corps ... Je lève mes mains à la hauteur de mon visage et m'aperçoit qu'elles sont grisâtres, presque transparentes ... Je crie : ma voix résonne.
_ Pas la peine de crier.
Je pousse un autre cri. Mon meurtrier est a coté de moi, mais il a l'air triste.
_ Tu n'as pas à avoir peur tu sais. De toute façon, tu es morte, tu ne trouveras pas pire je crois. Donc, tu 'nas plus rien à craindre.
Je ne dis rien : je suis donc morte ?
_ Au fait, je m'appelle Baptiste ! Désolé de t'avoir tuée ... C'est le seul moyen pour moi.
_ Que ... HEIN ?
Je n'y comprends plus rien du tout : il me tue et après, il s'escuse ? Mon dieu je délire encore !
_ Je ne pourrais aps t'expliquer trois fois, il faut que tu comprennes vite. Toi et moi, on a moins de deux heures.
_ Pour ... ?
_ Pour que je t'explique ! Dans un peu plus d'une heure, je ne serai plus un fantôme. Je serai complètement mort.
_ J'te signale que t'es DÉJA mort ! Et moi aussi par la même occasion !
_ Non, un fantôme n'est pas vraiment ... Bref ! Il y a cinq siècles, une femme se mariait. Tu dois connaître cette histoire ...
_ La ... Dame Mariée ?
_ Nous on l'appelle la Dame Blanche, mais bon, comme tu veux. Son mari l'a trompé la veille de son mariage avec sa soeur. Dans cetet maison. Dans cette chambre ... Elle les a tués tous les deux puis elle s'est débarassé de leur corps ... Ensuite, elle s'est tuée ici, dans cette pièce. Mais avant de rendre son dernier souffle, elle a juré qu'elle s'en prendrait à tous ceux qui s'installeraient dans cette pièce. C'est la chambre maudite ...
_ C'est pour ça qu'on est mort ?
_ Exact ! Elle s'est donc tuée, son âme n'était pas complètement morte car elle s'était fait une promesse ... C'est donc devenu en fantôme et la personne qui a habité cette chambre juste après elle s'est fait tué mystèrieusement ... Tu as compris, c'était la Dame Blanche. Cette personne est devenue fantôme à son tour et tuée la personne suivante ... et ainsi de suite.
Un jour, j'ai déménagé ici, cette chambre était la mienne. Quelques semaines plus tard, j'ai été tué ... Ma famille est partie, personne n'a jamais compris ma mort ... Pendant 120 ans, j'ai été condamné à érrer ici ... En attendant ma vicitme. Malheureusement pour toi ...
_ Oui d'accord, dis-je en l'interrompant. Mais pourquoi 120 heures ?
_ Tu ne te rappelles pas ? Mes messages codés ...
_ "120 ans pour moi = 120 heures pour" ... C'était donc ça ! Je dois alors tuer quelqu'un à mon tour ...
_ Exactement !
_ Et ... Si j'veux tuer personne ?
_ Tu seras condamnée à érrer ... Pour toujours.
A oui d'accord ! C'est assez convaincant je dois dire ...
_ Ah ! C'est problèmatique ça !
_ Mais tu verras : quand je serai parti, tu n'auras qu'une envie, c'est de tuer pour ta liberté ... Tu ne te controleras plus ... Comme moi.
_ Donc, sij'ai attendu cinq jours avant de me faire tuer ...
_ Non ! Il faut que tu compte depuis combien de temps l'espèce vivante est entrée dans cette pièce.
_ Mais personne n'est entré ici !!
_ Tu te trompes ...
Je le regardai. Il me montra du doigt Sparky. La pauvre bête reniflait mes mains inanimées, la tête basse, comme s'il comprenait que mon esprit avait quitté ce corps. Ce que Baptiste disait me fit rire.
_ Non ... Non pas le chien quand même !
_ Le chien est idéa l ! Il ne saura pas qu'il doit tuer lorsu'il sera mort ! Le chaîne serai donc rompu et plus personne ne sera touché par cette malédiction ! Et puis, tu n'as pas le choix. C'est lui ou toi.
_ Huhumm ... Quand dois-je le tuer alors ?
_ Depuis combien de temps est-il la ?
_ Trois jours je crois ... Ca lui laisse donc ...
_ Trois minutes dès que je serai parti et que tu seras un vrai fantôme. Vers 3heures du matin ! C'est a dire dans ... cinq minutes. Estime toi heureuse, tu ne restera pas 120 ans comme moi ... Celui qui m'a tué a attendu 270 ans je crois ...
Je contemplais le chien. Lorsque mes yeux cherchèrent le garçon, j'entendis juste un écho qui me murmurait " Bonne chance ... "
Je n'étais plus grisâtre, j'étais blanche à présent. Baptiste était parti, me laissant avec moi-même, encore moi (mon corps qui gisait à terre) et le chien. Trois minutes après, je tuais le chien.
Puis, vint mon heure ... Je disparu, comme Baptiste, en serrant très fort mes yeux.
PROLOGUE :
Le corps de Nadine fût retrouvé quelques jours plus tard par la police, alertée par le patron de Nadine qui n'avait aucunes nouvelles. Elle fput donc retrouvée avec le chien à côté d'elle ...
En l'an 2038, un couple vint s'installer dans le manoir avec un petit garçon de sept ans et une fille de quatre mois.
Quelques jours plus tard, on retrouva cette petite fille morte ... Apparemment, elle avait été violemment mordu. Cette petite fille fput condamnée à érrer pour l'éternité dans le manoir, sans aucun échappatoire ...
☆ F77I77N ☆